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Vidéos

Fragments ou la Vieille qui tricotait son Ombre...

http://vimeo.com/86895108 (10 minutes)

https://vimeo.com/86111300 (1 heure)

 

Luna et le P’tit Bonhomme…

http://vimeo.com/85826346 (35 minutes)

 

L’Imparfait

https://vimeo.com/85813881 (1 heure)

 

Contact

Compagnie Septembre

 

Philippe Ricard

34, rue Ferrer

69600 Oullins

06 87 44 31 16

phifard2@gmail.com


Liens

Kham-Lhane PHU (Cie. les Danglefou)

http://www.danglefou.fr/

 

Arnaud METHIVIER (Compositeur-Interprète)

http://www.nanomusic.fr/

 

Aurélie GAILLARD (Plasticienne)

http://aurelie.gaillard.chez.com/

 

Yohann ANTOINE (Animateur 2D)

http://yohannantoine.blogspot.fr/

 

Ceux qui ont participé aux différents projets

Les créations précédentes

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Nouvelle image
Auteur Nicolas Gogol
avec Cyril Pot et Philippe Ricard

L'histoire

Difficilement, Auxence Ivanov Proprichtchine se remémore la journée du 3 octobre, depuis l’heure de son réveil, jusqu’au moment où, par hasard dans la rue, il entend Medji, le chien de la fille de son patron, parler à un autre chien… !
Le 12 novembre, il intercepte la correspondance des deux chiens, dans laquelle « l’amour de sa vie » à savoir, la fille de son patron, avoue en parlant du fonctionnaire Proprichtchine, « ne pas pouvoir se retenir de rire quand elle regarde cet avorton… »
Cet affront sera supplanté par d’autres évènements qui le mèneront tout droit à l’asile… !!
Tiraillé, au début de la nouvelle, par deux voix, celle du pouvoir et celle du cœur, Auxence Ivanov Proprichtchine a accueilli malgré lui deux comédiens pour interpréter son soliloque schizophrénique.


L'intention
Deux comédiens pour un personnage.

Tiraillé, au début de la nouvelle, par deux voix, celle du pouvoir et celle du cœur, Auxence Ivanov Proprichtchine a accueilli malgré lui deux comédiens pour interpréter son soliloque schizophrénique.
Par des mouvements similaires ou en miroir, quelquefois en opposition complète, nous avons pris le parti de pénétrer dans la « tête même » d’Auxence Ivanov Proprichtchine.
La déambulation des comédiens dans un halo imaginaire réduit, donne une vision de l’enfermement aussi bien physique (asile) qu’intellectuel.
Afin de susciter l’imaginaire des spectateurs, nous avions pris le parti d’un plein feu et d’un décor limité à une caisse en bois sur laquelle s’asseyent les deux interprètes.

Créé en 1997, Le journal d’un Fou a été représenté plus de 100 fois, dans les Théâtres, les écoles, les maisons associatives, en appartements, en milieu rural… Premier spectacle de la Cie. Septembre créé en 1997, il est toujours d’actualité pour la compagnie…

L'auteur
Nicolas Vassilievitch Gogol (1809-1852)

« Aucun écrivain ne possède ce don de dévoiler si crûment la trivialité de la vie, de décrire avec une telle force la mesquinerie de l’homme mesquin, et de telle façon que toute la vulgarité qui échappe à la perception, éclate aux yeux de tous… »
Alexandre Pouchkine

Nicolas Gogol est l’auteur de pièces de théâtre : Le Révizor / L’hyménée / Les Joueurs, ainsi que de romans : Tarass Boulba / Les âmes mortes. Le Journal d’un Fou, écrit à l’âge de 25 ans, est tiré d’un recueil de nouvelles « Nouvelles de Petersburg » dans lequel nous pouvons lire, entre autre, Le manteau et Le nez. D’un être ordinaire, voire médiocre, il peint un frère en qui nous nous reconnaissons. Cette vision pourrait être tragique, Gogol la rend comique, car seul le rire rend supportable les vérités qu’il nous assène.

Extrait

Janvier de la même année, qui a succédé à février. journal Philippe

AUXENCE IVANOV POPRICHTCHINE

Je ne peux arriver à comprendre quel pays est l’Espagne.
Les usages populaires et les règles de l’étiquette de la Cour y sont tout à fait extraordinaires.
Je ne comprends pas, décidément je n’y comprends rien.

Aujourd’hui, on m’a tondu, bien que j’aie crié de toutes mes forces que je ne voulais pas être moine.
Mais je ne peux même plus me rappeler ce qu’il est advenu de moi lorsqu’ils ont commencé à me verser de l’eau froide sur le crâne.
Je n’avais encore jamais enduré un pareil enfer.
Pour un peu je devenais enragé, et c’est à peine s’ils ont pu me retenir.

Mais je ne comprends pas du tout la signification de cette étrange coutume. C’est un usage stupide, absurde.
La légèreté des rois qui ne l’ont pas encore aboli me semble inconcevable.

Hum ! je suppose, selon toute vraisemblance, que je suis tombé entre les mains de l’Inquisition…
et celui que j’ai pris pour le chancelier est sans doute le Grand Inquisiteur en personne.

 

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